Que visiter en Guadeloupe ? Une plage de sable blanc, un volcan actif, une cascade en forêt tropicale, un musée sur la mémoire de l'esclavage et des îles où la culture créole reste vivante : Basse-Terre, Grande-Terre et l'archipel, des Saintes à Marie-Galante, se découvrent en voiture et en bateau.
Sites à visiter : Guadeloupe, Saintes et Marie-Galante
- Basse-Terre
- Volcan de la Soufrière, forêt du parc national, cascade du Carbet, plage de Grande Anse, fonds marins de la réserve Cousteau et jardin botanique de Deshaies.
- Grande-Terre
- Lagon de Sainte-Anne, Pointe des Châteaux, falaises de la Porte d'Enfer, Mémorial ACTe, marché aux épices de Pointe-à-Pitre et distillerie de rhum.
- Les îles
- Terre-de-Haut aux Saintes, Marie-Galante, La Désirade et Petite-Terre, en excursion d'un jour.
Que faire en Guadeloupe quand on loge sur la côte sous le vent ?
Visiter la Guadeloupe se prépare par grandes zones, et le lieu d'hébergement décide de l'ordre des visites. L'archipel a la forme d'un papillon : à l'ouest, Basse-Terre, montagneuse, couverte de forêt tropicale et bordée par la mer des Caraïbes ; à l'est, Grande-Terre, plate et calcaire, avec ses plages de sable blanc, ses lagons et ses falaises. Les deux ailes se touchent à Pointe-à-Pitre, la principale ville, au niveau de la Rivière Salée ; autour gravitent Marie-Galante, Les Saintes, La Désirade et Petite-Terre, chaque île offrant une activité et un voyage différents. Depuis 2007, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ne font plus partie de la Guadeloupe : ce sont des collectivités distinctes, à prévoir comme un autre voyage.
Depuis Deshaies, au nord de la côte sous le vent, le programme s'organise en cercles. Le premier cercle, c'est la commune elle-même et ses environs : le bourg créole de Deshaies, son jardin botanique, la plage de Grande Anse et la plage de la Perle, accessibles en quelques minutes. Le deuxième cercle couvre le reste de l'aile ouest : Bouillante et la plage de Malendure, la route de la Traversée, la Soufrière, les chutes du Carbet, Trois-Rivières. Le troisième cercle, c'est Grande-Terre, à plus d'une heure de route, et les îles, qui demandent un jour entier avec la traversée.
Ce découpage évite l'erreur la plus fréquente des séjours courts : vouloir tout voir et passer ses journées dans les bouchons de l'agglomération pointoise. Une semaine permet de bien profiter de l'aile ouest et de faire deux sorties vers l'est ; dix jours ajoutent une ou deux îles. Le reste de cette page détaille chaque lieu à visiter, avec ce qu'il demande en temps, en énergie et en préparation.
Basse-Terre, le volcan et la forêt du parc national
Le Parc national de la Guadeloupe, créé en 1989, occupe le cœur de l'île volcanique et protège près de la moitié de l'île sous forme de forêt humide, de rivières et de sommets. L'archipel a aussi été désigné réserve de biosphère par l'UNESCO. Pour un visiteur, le parc représente la principale raison de passer du temps sur l'aile montagneuse : randonnée, cascade, baignade en rivière et panorama sur la mer Caraïbe depuis les hauteurs. Les sentiers sont balisés, mais certains ferment après de fortes pluies ou un glissement de terrain ; le site du parc national publie l'état des itinéraires, à consulter la veille.
La Soufrière, point culminant des Petites Antilles
La Soufrière culmine à 1 467 mètres, ce qui en fait le plus haut sommet des Petites Antilles, et c'est un volcan actif surveillé en permanence par l'Observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe. L'ascension classique part du parking des Bains Jaunes, sur la commune de Saint-Claude, par le chemin des Dames : un sentier pavé puis rocheux, qui se fait en une demi-journée aller-retour pour un marcheur en forme. Le sommet est souvent dans les nuages ; partir tôt le matin donne les meilleures chances de vue. L'accès à la zone sommitale peut être restreint selon l'activité volcanique et les émanations de gaz : l'information est diffusée par la préfecture et le parc. Prévoir un coupe-vent, de l'eau, de vraies chaussures de marche : il fait frais, humide et venté là-haut, même en plein été.
Le paysage change à mesure que l'on monte : forêt tropicale dense, fougères arborescentes, puis végétation basse battue par le vent près du cratère, où le souffle des fumerolles rappelle que le volcan est vivant. Par temps dégagé, la vue s'étend sur Les Saintes, Marie-Galante et l'océan. La faune se montre peu, mais on entend les oiseaux endémiques et l'on croise parfois des ratons laveurs, emblème du parc. Cette découverte de la montagne guadeloupéenne reste l'une des expériences les plus différentes de la vie de plage, et une bonne raison de choisir l'aile ouest comme destination principale, avec des paysages parmi les plus beaux de la Caraïbe.
Chutes du Carbet et route de la Traversée
Les chutes du Carbet, sur la commune de Capesterre-Belle-Eau, sont un ensemble de trois cascades dont la deuxième est la plus visitée, au bout d'un sentier aménagé en forêt. La première chute, plus haute, demande une randonnée longue et sportive. Plus au nord, la route de la Traversée relie la côte sous le vent à Petit-Bourg en coupant le parc national : on y trouve la Cascade aux Écrevisses, à quelques minutes de marche de la route, où la baignade est possible quand l'eau est calme, la Maison de la forêt et ses sentiers de découverte courts, et le parc des Mamelles, parc zoologique et botanique avec un parcours dans les arbres. Après de fortes pluies, les rivières montent très vite : une eau devenue marron ou un grondement en amont signifient qu'il faut sortir du lit de la rivière sans attendre.
Deshaies et la côte sous le vent, plages et fonds marins
La côte sous le vent est la façade caribéenne de l'archipel, abritée des alizés, avec une mer généralement plus calme que sur l'Atlantique et des couchers de soleil directement sur l'horizon. Deshaies en occupe la pointe nord. La plage de Grande Anse, longue d'environ un kilomètre, déroule un sable doré bordé de cocotiers et de raisiniers ; c'est l'une des plus belles plages de l'archipel et l'une des plus fréquentées le week-end. La baignade y demande de l'attention quand la houle se lève : les courants de baïne existent, et les drapeaux du poste de secours font foi. Juste à côté, la plage de la Perle, plus petite, offre des rochers poissonneux pour le snorkeling. Située au nord de la commune, Grande Anse est aussi un lieu idéal pour observer le coucher de soleil, l'une des images les plus emblématiques du littoral guadeloupéen : à travers les cocotiers, la lumière dore le sable, une belle façon de découvrir la baie autrement.
Dans le bourg, le jardin botanique de Deshaies s'étage sur les hauteurs avec ses bassins, ses perroquets et une vue plongeante sur la baie ; il se visite en une matinée. Le port, la rue principale et ses façades colorées, les restaurants de poisson au bord de l'eau composent une fin de journée agréable. Deshaies est aussi connue des amateurs de séries télévisées, plusieurs scènes de « Meurtres au paradis » y ayant été tournées.
Plus au sud, la commune de Bouillante tient son nom de son activité géothermique : on y trouve une centrale et des sources chaudes au bord de la mer. Face à la plage de Malendure, la réserve Cousteau protège les îlets Pigeon, l'un des sites de plongée les plus connus des Antilles. Masque et tuba suffisent pour voir tortues, poissons perroquets et coraux près du bord ; les clubs proposent baptême, plongée en bouteille et sorties en bateau à fond de verre. Pour préparer la sortie, la page consacrée à la plongée autour de l'îlet Pigeon détaille les spots et les heures où la visibilité est la meilleure. Plus bas encore, Pointe-Noire et ses ateliers d'ébénisterie, puis la ville de Basse-Terre, préfecture, avec le fort Delgrès et ses remparts du XVIIe siècle, ferment le tour de l'aile ouest.
Grande-Terre, lagons de Sainte-Anne et falaises de l'Atlantique
Grande-Terre est l'aile des plages de carte postale et des falaises calcaires. Elle se visite en partant tôt du nord de la côte sous le vent pour éviter la traversée de Pointe-à-Pitre aux heures de pointe, et en gardant une journée pour le sud, une autre pour le nord.
Le sud de l'aile est aligne les plages les plus fréquentées de l'île. Au Gosier, la plage de Petit Havre et l'îlet du Gosier, que l'on rejoint en navette ou en kayak, ouvrent la côte. Sainte-Anne suit, avec la plage de la Caravelle, de sable blanc fin et d'eau turquoise, et le lagon de Bois Jolan, peu profond et protégé par la barrière de corail, idéal avec de jeunes enfants. À Saint-François, la plage des Raisins Clairs et la marina précèdent la Pointe des Châteaux, une pointe rocheuse battue par l'Atlantique, surmontée d'une croix. Le sentier jusqu'au sommet prend une vingtaine de minutes et offre un panorama sur La Désirade, Petite-Terre et, par temps clair, Marie-Galante. La plage de l'Anse Tarare, juste avant, est l'une des rares plages naturistes reconnues du département.
Ces eaux cristallines aux couleurs turquoise font la réputation paradisiaque de ce littoral, et le spectacle est magnifique en fin de matinée, quand le soleil éclaire le lagon. Grâce à la barrière de corail, les eaux restent calmes dans la plupart des anses du sud, ce qui rend la côte idéale pour le snorkeling et le paddle. Situé à mi-chemin entre Le Gosier et Saint-François, le village de Sainte-Anne garde une ambiance de bourg caribéen, avec son église face à la mer, son marché local et ses marchandes de sorbet. La vue depuis la Pointe des Châteaux est sans doute la plus spectaculaire du littoral, et le coucher de soleil sur les rochers laisse un souvenir inoubliable.
Le nord, face à l'Atlantique, est plus sauvage. La Porte d'Enfer, à Anse-Bertrand, est une crique étroite entre deux falaises, où la mer entre comme dans un couloir ; on s'y baigne quand l'eau est calme, dans un bassin protégé. Un peu plus loin, la pointe de la Grande Vigie marque l'extrémité nord de l'île : de hautes falaises tombent à pic dans l'océan, et un sentier longe le bord. Port-Louis et sa plage du Souffleur, Le Moule et ses spots de surf, ainsi que la Maison Zévallos, belle maison coloniale à colonnades de fer, complètent la boucle. Sur cette façade atlantique, la houle est plus forte et les sargasses arrivent par vagues certaines années : se renseigner sur l'échouement en cours avant de choisir sa plage.
Pointe-à-Pitre et le Mémorial ACTe, l'histoire de l'archipel
Pointe-à-Pitre est la ville économique de la Guadeloupe, et on la visite surtout pour son histoire. Le Mémorial ACTe, inauguré en 2015 sur le site d'une ancienne usine sucrière de Darboussier, est un centre caribéen d'expressions et de mémoire de la traite et de l'esclavage. Son exposition permanente retrace l'histoire de la traite atlantique, de l'esclavage dans les Antilles, de son abolition en 1848 et de ses héritages, avec des documents, des œuvres d'art et des dispositifs multimédias. Une visite complète demande deux à trois heures ; le bâtiment lui-même, recouvert d'un treillis argenté sur un socle de granit noir, se voit de loin depuis la baie.
Le centre-ville se parcourt à pied le matin, quand il est le plus animé : la place de la Victoire et ses grands arbres, le marché Saint-Antoine où les marchandes vendent épices, rhums arrangés et fruits locaux, le marché aux poissons sur la darse, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul et sa charpente métallique, le musée Saint-John Perse, installé dans une maison coloniale. Les maisons en bois et fer forgé côtoient des façades décaties : la ville n'a rien d'un décor, elle se découvre pour ce qu'elle raconte de la Guadeloupe d'aujourd'hui. Mieux vaut éviter la circulation du soir et se garer sur un parking surveillé.
D'autres lieux de mémoire jalonnent l'archipel : le fort Delgrès, où Louis Delgrès s'opposa en 1802 au rétablissement de l'esclavage, les habitations sucrières comme Château Murat à Marie-Galante, et les nombreux moulins à vent des plateaux calcaires, témoins de la culture de la canne à sucre.
Patrimoine historique, villages et vieilles pierres
Le patrimoine historique de la Guadeloupe se dévoile au fil des villages autant que dans les musées, et il mérite un circuit à part entière. Basse-Terre, la ville, est la capitale administrative du département : sa vieille ville, sa cathédrale Notre-Dame-de-Guadalupe et le fort Delgrès forment un ensemble historique rare dans la Caraïbe. Pointe-à-Pitre en est la capitale économique. Au Gosier, le fort Fleur d'Épée, construit au XVIIIe siècle, domine la baie et ses alentours.
Sur la côte sous le vent, Vieux-Habitants, l'une des plus anciennes communes de l'île, conserve une église parmi les plus anciennes de l'archipel et, sur les hauteurs, l'habitation La Grivelière, caféière historique où l'on découvre la culture du café et des plantes locales. À Trois-Rivières, le parc archéologique des Roches gravées présente des pétroglyphes laissés par les populations amérindiennes, au milieu d'un jardin de plantes et d'arbres tropicaux, un trésor archéologique d'une valeur exceptionnelle pour les Petites Antilles. À Marie-Galante, le château Murat, ancienne habitation sucrière, et ses moulins complètent ce panorama de l'histoire caribéenne. Ce circuit permet d'explorer une Guadeloupe authentique, loin des plages, et de découvrir ce qui rend chaque commune unique.
Les îles de l'archipel à visiter à la journée
Les îles de l'archipel se visitent chacune en une journée depuis la Guadeloupe continentale, à condition de réserver les traversées à l'avance en haute saison. Chacune a son caractère : Les Saintes pour la baie et la balade, Marie-Galante pour les plages désertes et le rhum, La Désirade et Petite-Terre pour la nature sauvage.
Les Saintes et Terre-de-Haut
L'archipel des Saintes se compose de deux îles habitées, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, et de plusieurs îlets. Terre-de-Haut, la plus visitée, se parcourt à pied, à vélo ou en scooter électrique : le bourg et ses maisons colorées, le fort Napoléon qui domine la baie, la plage de Pompierre en arc de cercle, et le Pain de Sucre pour le snorkeling. La baie des Saintes figure parmi les plus belles baies du monde selon le club du même nom. Les navettes maritimes partent de Trois-Rivières, tout au sud de la côte, et de Pointe-à-Pitre ; depuis la côte sous le vent, Trois-Rivières est le départ le plus logique. Le détail des horaires et des compagnies se trouve sur la page excursion aux Saintes en bateau.
Marie-Galante, l'île aux cent moulins
Marie-Galante est une île ronde et plate, au sud de l'aile est, surnommée l'île aux cent moulins pour ses anciens moulins à sucre. On y vient pour ses plages presque désertes, comme l'anse Canot ou la plage de la Feuillère à Capesterre, pour ses trois distilleries, Bielle, Bellevue et Père Labat, et pour l'habitation Murat, ancienne sucrerie devenue écomusée. Les communes de Grand-Bourg, Saint-Louis et Capesterre-de-Marie-Galante se relient en voiture ou en scooter de location sur l'île. La traversée part de Pointe-à-Pitre ; pour juger si la journée est faisable depuis la côte sous le vent, la page sur le ferry pour Marie-Galante fait le calcul.
La Désirade et Petite-Terre, réserves naturelles
La Désirade, longue île étroite à l'est de Saint-François, est la plus ancienne terre de l'archipel sur le plan géologique et une réserve naturelle pour ses formations rocheuses. Elle reste peu touristique : une route, quelques plages, un ancien cimetière de lépreux et des iguanes. Petite-Terre, inhabitée, est une réserve naturelle composée de deux îlets, avec un lagon où l'on nage parmi les tortues, les raies et les requins citrons juvéniles, et une population d'iguanes des Petites Antilles, espèce menacée. Seuls des bateaux agréés y débarquent, au départ de Saint-François, avec un nombre de visiteurs limité par jour : la sortie se réserve plusieurs jours à l'avance.
Rhum, distilleries et culture créole
Le rhum agricole fait partie de la culture guadeloupéenne et les distilleries comptent parmi les sites à visiter les plus intéressants pour comprendre l'économie de l'île. Au nord, à Sainte-Rose, le domaine de Séverin propose une visite de la distillerie, de son moulin et de ses champs de canne, et le musée du rhum de la distillerie Reimonenq présente l'histoire de la canne à sucre. À Capesterre-Belle-Eau, la distillerie Longueteau ouvre aussi ses portes. Côté est, la distillerie Damoiseau, au Moule, est l'une des plus importantes de l'archipel. La période de récolte de la canne, en gros du début de l'année au printemps, est le meilleur moment pour voir les installations en fonctionnement. La dégustation se fait avec modération, d'autant plus qu'on conduit ensuite.
La culture créole se découvre aussi au marché, à table et en musique. Le gwoka, musique et danse au tambour inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, se joue lors des « léwòz ». Le carnaval, de janvier jusqu'au mercredi des Cendres, anime chaque week-end les rues des deux principales villes. La Fête des cuisinières, en août à Pointe-à-Pitre, célèbre la cuisine locale. À table, colombo, accras, bokit, court-bouillon de poisson et sorbet coco à la sorbetière manuelle se trouvent dans les lolos, petits restaurants de bord de route.
Un itinéraire de 10 jours au départ de Deshaies
Un itinéraire de 10 jours en Guadeloupe depuis Deshaies équilibre journées de plage, de randonnée et d'excursion, en alternant les longues routes et les journées sur place. Le tableau ci-après propose une répartition, à adapter à la météo : un jour de pluie en montagne se remplace par une sortie vers les lagons de l'est, souvent plus secs.
| Jour | Zone | Lieux à visiter | Route depuis Deshaies |
|---|---|---|---|
| 1 | Deshaies | Plage de Grande Anse, bourg, coucher de soleil | Aucune |
| 2 | Deshaies | Jardin botanique, plage de la Perle, sentier du littoral | Très courte |
| 3 | Côte sous le vent | Plage de Malendure, réserve Cousteau, sources chaudes de Bouillante | Courte |
| 4 | Parc national | Route de la Traversée, Cascade aux Écrevisses, parc des Mamelles | Moyenne |
| 5 | Sud Basse-Terre | Ascension de la Soufrière, ville de Basse-Terre, fort Delgrès | Longue |
| 6 | Les Saintes | Terre-de-Haut, fort Napoléon, plage de Pompierre | Longue, plus le bateau |
| 7 | Repos | Plage, kayak, distillerie de Sainte-Rose | Courte |
| 8 | Sud Grande-Terre | Mémorial ACTe, Sainte-Anne, Pointe des Châteaux | Longue |
| 9 | Nord Grande-Terre | Porte d'Enfer, Grande Vigie, Port-Louis | Longue |
| 10 | Deshaies | Dernière baignade, marché local, retour vers l'aéroport | Moyenne |
Avec une semaine, on supprime les jours 7 et 9. Avec deux semaines, on ajoute Marie-Galante, Petite-Terre ou une nuit côté Grande-Terre, à Sainte-Anne ou Saint-François, pour enchaîner ces excursions sans refaire la route depuis la côte sous le vent. Ce dernier point est l'angle que les guides oublient souvent : depuis le nord de la côte sous le vent, l'aile est et les départs de bateau vers l'est sont loin, et deux ou trois nuits ailleurs font gagner autant d'heures de voiture.
Quelles activités faire en Guadeloupe en famille ?
La Guadeloupe en famille se prête bien aux activités en plein air, à condition d'adapter le rythme aux enfants : une seule grande sortie par jour, la baignade l'après-midi, les trajets limités. Les sites qui fonctionnent le mieux avec des enfants sont souvent les plus simples.
- Le lagon de Bois Jolan à Sainte-Anne et la plage de la Caravelle : eau peu profonde et calme, ombre des cocotiers.
- La réserve Cousteau en snorkeling depuis la plage de Malendure, ou en bateau à fond de verre pour les plus petits.
- Le parc des Mamelles, sur la route de la Traversée, pour les animaux des Antilles et le parcours dans les arbres.
- La Cascade aux Écrevisses, à quelques minutes de marche du parking, pour une première baignade en rivière.
- Le kayak dans la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin, réserve naturelle du nord de Basse-Terre, avec un guide.
- Le jardin botanique de Deshaies, ses perroquets, ses poissons et ses cascades artificielles.
- L'observation des baleines et des dauphins en mer au large de la côte sous le vent, en saison et avec un opérateur engagé dans une charte d'approche.
Avec un bébé, la Soufrière et les longues randonnées se remplacent par les sentiers courts de la Maison de la forêt. Les moustiques sont présents toute l'année, et davantage pendant la saison des pluies : un répulsif adapté à l'âge des enfants et des vêtements longs le soir s'imposent.
Quand visiter la Guadeloupe : carême, hivernage et sargasses
La meilleure période pour visiter la Guadeloupe est le carême, la saison sèche, qui s'étend en gros de décembre à avril : moins de pluie, des alizés réguliers et une chaleur supportable. C'est aussi la haute saison touristique, avec des vols, des voitures et des hébergements plus demandés, donc à réserver tôt, surtout pour les vacances de Noël et de février.
L'hivernage, de juin à novembre, est la saison chaude et humide, avec des averses tropicales souvent brèves mais intenses. La saison cyclonique officielle court du 1er juin au 30 novembre ; les mois de août à octobre concentrent l'essentiel du risque. Voyager à cette période reste possible, avec moins de monde, mais en suivant les bulletins de Météo-France et en gardant une assurance qui couvre l'annulation. Mai et novembre sont des intersaisons intéressantes : la végétation est verte, la foule absente.
Les sargasses, algues brunes qui s'échouent par endroits sur les côtes atlantiques, sont devenues un paramètre à part entière depuis les années 2010. Elles touchent surtout la façade atlantique, Marie-Galante et La Désirade, beaucoup moins la côte sous le vent. Leur arrivée varie d'une année à l'autre ; les bulletins de suivi publiés par les services de l'État et les communes indiquent les plages concernées.
Conseils pratiques pour organiser ses visites
La voiture est presque indispensable pour visiter la Guadeloupe en dehors d'un séjour en club : les transports en commun existent mais restent peu adaptés aux sites touristiques. Mieux vaut louer une voiture dès l'aéroport et la réserver avant le départ en haute saison. Quelques conseils pratiques tirés de l'organisation de l'île :
- Éviter de traverser Pointe-à-Pitre et Baie-Mahault entre 7 h et 9 h et entre 16 h et 18 h, quand la circulation est la plus dense.
- Garder les randonnées et la plongée pour le matin, la mer et le ciel étant le plus souvent plus clairs avant midi.
- Prévoir de la monnaie pour les marchés et les lolos, tout le monde n'acceptant pas la carte.
- Respecter les consignes du parc national : ne rien prélever, ne pas nourrir les animaux, rester sur les sentiers.
- Utiliser une crème solaire respectueuse des coraux dans les réserves marines.
- Ne jamais laisser d'objet de valeur visible dans la voiture sur les parkings de plage.
Les horaires des sites, des distilleries et des musées changent selon la saison : il est également utile de vérifier les jours de fermeture avant de partir. Pour profiter au mieux de la vie locale, le marché du samedi matin dans les bourgs offre une expérience à part, avec une ambiance que les sites touristiques n'ont pas. Le présent article ne remplace pas l'office de tourisme, qui reste la meilleure source pour les manifestations de la semaine.
Le soleil se couche tôt toute l'année, vers 18 h, et la nuit tombe vite : un retour depuis l'est se planifie en conséquence, les routes de montagne de Basse-Terre étant sinueuses et peu éclairées.
Visiter la Guadeloupe : durée, île de départ, voiture et saison
Combien de jours faut-il pour visiter la Guadeloupe ?
Dix jours permettent de visiter la Guadeloupe sans courir : Basse-Terre, Grande-Terre et une ou deux îles. Une semaine suffit pour Basse-Terre et deux sorties vers Grande-Terre. Deux semaines laissent le temps d'ajouter Marie-Galante, Petite-Terre et des journées de repos.
Faut-il loger sur Basse-Terre ou sur Grande-Terre ?
Basse-Terre convient à ceux qui veulent la nature, la randonnée et une mer calme côté Caraïbe ; Grande-Terre à ceux qui privilégient les plages de sable blanc et la vie nocturne. Beaucoup de voyageurs coupent le séjour en deux pour réduire les trajets.
Peut-on visiter la Guadeloupe sans voiture ?
Visiter la Guadeloupe sans voiture est possible en restant sur une zone et en réservant des excursions avec transport, mais la plupart des sites du parc national et des plages isolées restent difficiles d'accès en bus.
Quels sont les incontournables à ne pas manquer ?
Les incontournables sont la Soufrière, les chutes du Carbet, la réserve Cousteau, la plage de Grande Anse, la Pointe des Châteaux, le Mémorial ACTe et une journée aux Saintes.



