Passer la navigation
Location Bungalow Guadeloupe
Voyager en Guadeloupe depuis Deshaies, île par île et jour par jour

Voyager en Guadeloupe depuis Deshaies, île par île et jour par jour

Publié le - Modifié le

Dix jours suffisent pour visiter la Guadeloupe en dormant d'abord sur la côte sous le vent de Basse-Terre, puis près d'une plage de Grande-Terre : ce blog voyage Guadeloupe suit l'itinéraire jour après jour, du petit bourg de Deshaies à l'eau turquoise de Terre-de-Haut, belle île des Saintes.

Durée du voyage
Une semaine pour une île, dix jours pour visiter Basse-Terre, Grande-Terre et une excursion en bateau vers Marie-Galante ou Petite-Terre.
Deux bases sur l'archipel
Basse-Terre pour la forêt, les cascades, la plongée et la plage de Grande Anse ; Grande-Terre pour le sable blanc de Sainte-Anne et Saint-François.
Saison et vol
Le carême, de décembre à mai, pour un séjour plus sec ; l'hivernage, de juin à novembre, rend le vol moins cher mais couvre la saison cyclonique.
En famille
Les lagons, la petite mer calme de la côte et une location avec jardin conviennent aux enfants.

Pourquoi ce carnet de voyage part du nord de Basse-Terre

Le nord de Basse-Terre, autour de Deshaies, est une base rare pour découvrir la Guadeloupe : la mer des Caraïbes d'un côté, la forêt du parc national de l'autre, une plage calme chaque jour. Ce blog de voyage suit l'île depuis ce point de départ, avec des conseils pratiques, un itinéraire et des idées de visite en famille ou à deux, pour les voyageurs qui louent un bungalow, un gîte ou une villa et organisent eux-mêmes leur séjour dans cette destination des Antilles.

Ce parti pris a une conséquence pratique : les excursions sont décrites avec le trajet depuis la côte sous le vent, et pas depuis Pointe-à-Pitre ou Le Gosier comme dans la plupart des récits de voyage. Une journée à Petite Terre ou à la pointe des Châteaux se prépare autrement quand on part de Deshaies, et ce carnet le dit franchement. À l'inverse, les plages de Grande-Anse, de la Perle ou de Malendure, que les touristes logés en Grande-Terre visitent en une longue journée de voiture, sont ici à portée d'un aller-retour avant le déjeuner.

Le blog rassemble aussi ce que l'on apprend sur place et que les guides imprimés vieillissent mal : routes fermées après une forte pluie, plages exposées à la houle certains mois, sentiers rouverts ou interdits. Chaque information pratique renvoie à sa source quand elle existe (parc national, préfecture, Météo-France, office de tourisme). La Guadeloupe change vite, et une adresse de restaurant notée en janvier peut avoir fermé l'année suivante.

Une destination des Antilles plus variée que sa réputation

La Guadeloupe est souvent vendue comme une destination paradisiaque de cocotiers et de sable blanc, et cette image n'est pas fausse : le sud de Grande-Terre ressemble bien aux photos des catalogues. Mais l'expérience d'un voyage réussi tient surtout à la variété de l'archipel, que peu d'îles des Antilles offrent sur un si petit territoire. En une semaine, on passe d'une forêt humide où la brume s'accroche aux arbres à une côte aride battue par l'océan Atlantique, d'un village de pêcheurs tranquille à une ville animée comme Pointe-à-Pitre.

Ce mélange fait aussi la force de l'île pour ceux qui y sont déjà venus. Beaucoup de voyageurs qui ont adoré un premier séjour en Grande-Terre reviennent pour la Basse-Terre, plus verte et moins touristique, puis pour les îles du sud. Les récits publiés sur les blogs de voyage et les forums le confirment d'un récit à l'autre : la plus belle surprise est rarement la plage la plus connue, et plus souvent une rivière de montagne, un marché du samedi ou un coucher de soleil sur une baie calme.

Il faut aussi accepter que la Guadeloupe ne soit pas un décor. C'est une île habitée, avec ses embouteillages, ses grèves parfois, ses chantiers et ses jours de pluie. Les visiteurs qui profitent le mieux de leur séjour sont souvent ceux qui laissent de la place à l'imprévu : une journée sans programme, une excursion décalée parce que la mer était trop forte, une belle adresse découverte par hasard en demandant son chemin. C'est l'esprit de ce carnet : donner assez d'informations pour bien préparer, sans figer chaque heure du voyage.

L'archipel en forme de papillon : à quoi ressemble chaque île

La Guadeloupe est un archipel des Petites Antilles, dans la Caraïbe, dont les deux îles principales dessinent sur la carte les ailes d'un papillon. Basse-Terre, à l'ouest, est volcanique, montagneuse et couverte de forêt tropicale humide ; Grande-Terre, à l'est, est un plateau calcaire plus sec, bordé de lagons et de plages de sable blanc. Un bras de mer étroit, la Rivière Salée, les sépare, franchi par deux ponts entre Pointe-à-Pitre et Baie-Mahault. Les noms trompent tous les visiteurs une fois : Basse-Terre est la plus haute, Grande-Terre la plus plate.

Autour de ces deux ailes gravitent les îles du sud et de l'est, que les Guadeloupéens appellent souvent les dépendances : Marie-Galante, ronde et agricole, l'archipel des Saintes avec Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, La Désirade, longue île sèche à l'est, et Petite Terre, deux îlets inhabités classés en réserve naturelle. Chacune se rejoint en bateau, et chacune mérite au moins une journée.

Ce relief explique presque tout le voyage. La pluie tombe surtout sur la forêt de Basse-Terre, d'où les cascades et les rivières ; le soleil se couche face à la côte sous le vent, d'où les couchers de soleil de Deshaies et de Bouillante ; les alizés battent la côte est, d'où la houle de la Porte d'Enfer et les sargasses qui s'échouent plus souvent sur la côte atlantique.

ÎlePaysagePour quiTemps à prévoir
Basse-TerreVolcan de la Soufrière, forêt, cascades, plages dorées ou de sable noirRandonneurs, plongeurs, familles qui aiment la natureQuatre à six jours
Grande-TerreLagons, plages de sable blanc, falaises du nord, champs de canneBaignade calme, sorties le soir, enfants en bas âgeTrois à cinq jours
Les SaintesBaie abritée, village coloré, fort, petites ansesTous les voyageursUne journée, idéalement une nuit
Marie-GalantePlages désertes, moulins, distilleriesAmateurs de calme et de rhum agricoleUne journée, mieux deux
Petite Terre et La DésiradeRéserves naturelles, iguanes, côtes sauvagesCurieux de faune et de paysages aridesUne journée chacune

Combien de jours pour visiter la Guadeloupe ?

Pour visiter la Guadeloupe sans courir, dix jours sur place sont un bon équilibre : quatre ou cinq jours en Basse-Terre, trois ou quatre en Grande-Terre et une journée vers une île du sud. En une semaine, mieux vaut choisir une seule aile du papillon et une excursion en bateau ; en quinze jours, on ajoute Marie-Galante pour une nuit, Petite Terre et des journées de plage sans programme.

Le vol pèse dans ce calcul. Un vol direct entre Paris et Pointe-à-Pitre dure un peu plus de huit heures à l'aller, un peu moins au retour grâce aux vents, et le décalage horaire est de six heures en été, cinq en hiver. Le premier jour est souvent perdu entre l'aéroport, la location de voiture et l'installation ; le dernier aussi, si le vol de retour part en fin d'après-midi. Un séjour de dix nuits laisse donc huit vraies journées.

La distance compte autant que la durée. La Guadeloupe paraît petite sur une carte, mais la route qui fait le tour de Basse-Terre est sinueuse, traverse chaque bourg et se bouche aux heures de pointe autour de Pointe-à-Pitre et de Baie-Mahault. Changer de logement une fois au milieu du séjour fait gagner plusieurs heures de voiture : c'est la principale raison de prévoir deux bases plutôt qu'une, une sur chaque île.

Un itinéraire de dix jours en Guadeloupe, jour par jour

Cet itinéraire de dix jours en Guadeloupe est pensé pour un premier voyage, avec une première base au nord de Basse-Terre et une seconde au sud de Grande-Terre. Il s'adapte à un couple comme à une famille : les journées chargées alternent avec des journées de plage, et aucune étape n'impose plus de deux heures de route.

Jours 1 à 3 : la côte sous le vent, de Deshaies à Bouillante

Le premier jour sert à arriver : récupérer la voiture à l'aéroport Pôle Caraïbes, faire quelques courses et rejoindre Deshaies par la route du nord de Basse-Terre, en évitant si possible la sortie de Pointe-à-Pitre en fin d'après-midi. Le soir, le coucher du soleil sur la baie de Deshaies, avec ses pélicans et ses bateaux au mouillage, fait oublier la fatigue du vol.

Le deuxième jour, la plage de Grande Anse, longue de plus d'un kilomètre de sable doré, occupe la matinée ; l'après-midi, le jardin botanique de Deshaies, ancienne propriété de Coluche, montre les fleurs, les oiseaux et les perroquets de l'île sur quelques hectares en pente face à la mer. Le troisième jour descend la côte jusqu'à Bouillante et la plage de Malendure, point de départ des bateaux vers les îlets Pigeon et la réserve Cousteau, l'un des sites de plongée et de randonnée palmée les plus connus des Antilles françaises. Sur le chemin du retour, la Maison du Cacao à Pointe-Noire ou le Saut d'Acomat, petite chute d'eau entourée de rochers, complètent la journée.

Jours 4 et 5 : la forêt, la Soufrière et le sud de Basse-Terre

La route de la Traversée coupe Basse-Terre d'ouest en est à travers le parc national de la Guadeloupe : la cascade aux Écrevisses, accessible en quelques minutes à pied, la Maison de la Forêt et ses sentiers balisés, puis le zoo du parc des Mamelles jalonnent une journée sans grande marche. Le cinquième jour est celui du volcan : départ tôt depuis le parking des Bains Jaunes, au-dessus de Saint-Claude, pour monter vers la Soufrière avant que les nuages ne couvrent le sommet, puis visite des chutes du Carbet à Capesterre-Belle-Eau ou baignade à la plage de sable noir de Grande Anse, à Trois-Rivières.

Jour 6 : excursion aux Saintes

Depuis Trois-Rivières, au sud de Basse-Terre, le bateau rejoint Terre-de-Haut en moins d'une demi-heure. La journée suffit pour monter au fort Napoléon, se baigner à l'anse de Pompierre ou au Pain de Sucre et déjeuner de poisson grillé dans le bourg. Le retour se fait en fin d'après-midi, avant de traverser vers Grande-Terre le lendemain.

Jours 7 à 10 : Grande-Terre, les lagons et la pointe des Châteaux

Le septième jour, le passage par Pointe-à-Pitre permet de voir le marché Saint-Antoine, le marché aux épices et le Mémorial ACTe, centre consacré à la mémoire de l'esclavage et de la traite ouvert en 2015. L'installation se fait ensuite à Sainte-Anne, au Gosier ou à Saint-François. Le huitième jour est une journée de lagon : la plage de la Caravelle puis la plage de Bois Jolan, peu profonde sur une grande distance, idéale avec de jeunes enfants. Le neuvième jour commence par le lever de soleil à la pointe des Châteaux, à l'extrême est de Grande-Terre, et se poursuit par le nord de l'île : Porte d'Enfer, pointe de la Grande Vigie, plage du Souffleur à Port-Louis. Le dixième jour est réservé à une dernière baignade et au retour vers l'aéroport, tout proche.

Les plus belles plages de Guadeloupe, côte par côte

Les plages de Guadeloupe changent de couleur et de caractère d'une côte à l'autre : sable doré et mer calme sur la côte sous le vent, sable blanc et lagons turquoise au sud de Grande-Terre, sable noir au sud de Basse-Terre, falaises et rouleaux au nord-est. Choisir sa plage selon le jour et la météo évite bien des déceptions, et les drapeaux des plages surveillées indiquent l'état de la mer.

Nord de Basse-Terre et côte sous le vent

Autour de Deshaies, la plage de Grande Anse est la plus vaste de Basse-Terre, bordée de cocotiers et de raisiniers, avec quelques restaurants de plage et un parking ombragé. La plage de la Perle, plus au nord, est plus sauvage et plus exposée à la houle certains jours d'hiver ; la petite anse de Leroux reste souvent calme. Au sud du bourg, Petite Anse et l'anse de la Grande Plaine offrent des coins plus discrets. Plus loin vers Bouillante, la plage de Malendure, au sable sombre, se prête au masque et tuba : les tortues marines broutent les herbiers à quelques mètres du bord. La plage de Cluny, à Sainte-Rose, est magnifique mais réputée pour ses courants : la baignade y est souvent déconseillée.

Sud de Grande-Terre : Gosier, Sainte-Anne, Saint-François

Le sud de Grande-Terre aligne les plages de sable blanc protégées par la barrière de corail. La plage de la Caravelle, à Sainte-Anne, est l'une des plus photographiées de l'île ; la plage de Bois Jolan, plus loin, offre une eau à hauteur de genoux sur des dizaines de mètres. En face du Gosier, l'îlet du Gosier se rejoint en petit bateau-taxi ou en kayak pour une demi-journée sous les palmiers. À Saint-François, les plages de l'anse à la Gourde et de l'anse Tarare précèdent la pointe des Châteaux, où les rouleaux interdisent la baignade mais offrent un point de vue superbe sur La Désirade.

Nord de Grande-Terre et sable noir du sud de Basse-Terre

Le nord de Grande-Terre est plus sauvage : la plage du Souffleur, à Port-Louis, reste calme et peu fréquentée ; l'anse Laborde et l'anse Bertrand sont belles mais parfois agitées. La Porte d'Enfer, crique fermée par des falaises, se prête à une baignade prudente par mer calme. Au sud de Basse-Terre, enfin, la plage de Grande Anse de Trois-Rivières et les anses de Vieux-Fort montrent un sable noir volcanique, très chaud à midi : prévoir des sandales.

Pour les familles qui logent sur la côte sous le vent, l'article consacré à l'îlet Pigeon et la réserve Cousteau à Bouillante détaille les sorties en bateau, les zones de randonnée palmée et les poissons que l'on y croise.

Randonnées, cascades et forêt du parc national

Le parc national de la Guadeloupe, créé en 1989, couvre le cœur de Basse-Terre et une partie du Grand Cul-de-Sac Marin ; l'archipel est aussi reconnu réserve de biosphère par l'Unesco. Cette forêt tropicale humide est la grande différence entre la Guadeloupe et les îles voisines plus plates : on peut y marcher une heure sous les fougères arborescentes, puis se baigner dans une rivière fraîche avant de rejoindre la plage pour le coucher de soleil.

La Soufrière, volcan actif qui culmine à 1 467 mètres, est la randonnée phare. La montée depuis les Bains Jaunes se fait en deux heures environ pour un marcheur régulier, sur un sentier pavé puis rocheux, souvent dans les nuages et le vent. L'accès au sommet dépend de l'activité du volcan, surveillée par l'observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe : les zones ouvertes et fermées sont indiquées par le parc national et la préfecture, à vérifier la veille. Prévoir un coupe-vent, de l'eau et de bonnes chaussures : il fait frais là-haut, même en plein été.

Les chutes du Carbet, à Capesterre-Belle-Eau, comptent trois cascades ; la deuxième, la plus visitée, se rejoint par un sentier aménagé, les deux autres demandent une vraie randonnée et peuvent être fermées après de fortes pluies ou des éboulements. Côté nord, le Saut d'Acomat à Pointe-Noire et le bassin bleu de Gourbeyre font des baignades en eau douce plus courtes. Sur la route de la Traversée, la cascade aux Écrevisses reste la plus facile, à quelques minutes du parking.

Les sentiers du littoral, enfin, offrent une autre manière de voir les côtes : entre Deshaies et Pointe-Noire, autour de la pointe des Châteaux ou le long des falaises du nord de Grande-Terre. Partir tôt, éviter les rivières en crue après un orage et ne jamais se baigner au pied d'une cascade quand le ciel est noir en amont : les crues subites sont la première cause d'accident en forêt.

Excursions en bateau : Les Saintes, Marie-Galante, Petite Terre, La Désirade

Les excursions en bateau vers les îles du sud sont souvent le meilleur souvenir d'un voyage en Guadeloupe, parce qu'elles montrent une autre Guadeloupe, plus lente et plus préservée. Chacune a son embarcadère : Trois-Rivières pour Les Saintes, Pointe-à-Pitre pour Marie-Galante et Les Saintes, Saint-François pour La Désirade et Petite Terre. Depuis le nord de Basse-Terre, le trajet jusqu'à l'embarcadère est à compter dans la journée.

Les Saintes, avec Terre-de-Haut, son village aux maisons colorées et sa baie classée parmi les plus belles baies du monde par le club du même nom, se visitent en une journée ; y dormir une nuit permet de profiter du bourg après le départ des touristes du jour. Terre-de-Bas, plus agricole, se rejoint par une navette. Pour organiser la traversée, les horaires et le choix de l'embarcadère, voir la page sur l'excursion aux Saintes en bateau depuis la Basse-Terre.

Marie-Galante, surnommée la grande galette pour sa forme ronde et plate, est l'île des champs de canne, des moulins en pierre et des distilleries de rhum agricole : Bielle, Bellevue et Père Labat ouvrent leurs chais à la dégustation. Grand-Bourg, son bourg principal, est desservi par ferry depuis Pointe-à-Pitre en un peu moins d'une heure. Une journée suffit pour une boucle en voiture de location, deux pour les plages de la Feuillère et de l'anse Canot.

Petite Terre, deux îlets inhabités au large de Saint-François, est une réserve naturelle où vivent des iguanes des Petites Antilles et où l'on nage avec des tortues et de petits requins citrons dans un lagon turquoise. Le nombre de visiteurs par jour y est limité : seuls quelques bateaux agréés y débarquent, et les places partent vite en haute saison. La Désirade, réserve naturelle géologique, se parcourt à vélo ou en scooter le long d'une côte sauvage et sèche, très différente du reste de l'archipel.

Le Grand Cul-de-Sac Marin, au nord, entre Basse-Terre et Grande-Terre, se visite aussi en bateau depuis Sainte-Rose ou Baie-Mahault : mangroves, îlet Caret et îlet Blanc, eau peu profonde et fonds de sable blanc, sur une sortie d'une demi-journée.

Où se loger en Guadeloupe selon son itinéraire

Pour se loger en Guadeloupe, le choix de la commune compte plus que le type d'hébergement : un hôtel au Gosier et un bungalow à Deshaies ne donnent pas le même voyage. Les hôtels se concentrent au Gosier, à Sainte-Anne et à Saint-François, sur la côte sud de Grande-Terre ; Basse-Terre se loge surtout en bungalows, gîtes, villas et chambres d'hôtes, souvent avec jardin et vue sur la mer.

Deux bases, une sur chaque île, restent la solution la plus confortable pour dix jours ou plus. Le nord de Basse-Terre convient aux voyageurs qui veulent randonner, plonger et voir les couchers de soleil, au prix d'un trajet plus long vers les lagons de Grande-Terre. Le sud de Grande-Terre convient aux familles avec de jeunes enfants et aux voyageurs qui aiment sortir le soir. Pour comparer les secteurs, la page qui aide à bien choisir sa base pour dormir détaille les communes une à une.

La location en direct auprès d'un particulier ou d'un petit domaine reste fréquente en Guadeloupe. Lire les conditions d'annulation avant de verser un acompte, vérifier la présence d'une climatisation ou de moustiquaires et demander l'état de la route d'accès : certaines locations en hauteur ne se rejoignent qu'en voiture, par une pente raide.

Bungalow, villa ou hôtel : les critères qui comptent vraiment

Le choix entre bungalow, villa et hôtel en Guadeloupe se fait sur quelques critères simples : le nombre de voyageurs, le besoin d'une cuisine, l'envie d'une piscine et la distance aux plages. Un hôtel convient à un court séjour sans voiture, avec restaurant et animation sur place. Une villa avec piscine accueille une famille ou des amis et devient vite le point de ralliement de fin de journée. Un bungalow, souvent situé dans un jardin tropical, offre un compromis apprécié des couples : intimité, terrasse, cuisine équipée et vue sur la mer pour les mieux placés.

Quelques questions à poser avant de réserver évitent les déceptions. La climatisation est-elle présente dans les chambres, ou seulement un ventilateur au plafond ? La piscine est-elle privée ou partagée avec d'autres logements du domaine ? La plage la plus proche est-elle accessible à pied, ou faut-il prendre la voiture ? Les conditions pour annuler une réservation et récupérer l'acompte sont-elles écrites noir sur blanc ? Une réponse claire et rapide du loueur à ces questions est déjà un bon indice de sérieux.

Le site d'une location dit aussi beaucoup par ses photos : un logement photographié sous tous les angles, avec la vue réelle depuis la terrasse et la route d'accès, cache rarement de mauvaise surprise. Les avis publics laissés par d'anciens locataires sur les plateformes de réservation complètent le tableau, à lire en entier plutôt qu'en se fiant à la seule note. Ce qui a été choisi avec soin sur ces critères rend le séjour plus simple, quel que soit le type d'hébergement.

Partir en famille en Guadeloupe : enfants, baignade, moustiques et trajets

Un voyage en famille en Guadeloupe se prépare comme un voyage en France métropolitaine pour les papiers, et comme un voyage tropical pour le reste : soleil, moustiques, chaleur et baignade. Les questions ci-dessous reviennent le plus souvent chez les parents qui préparent un premier séjour.

Faut-il un passeport pour aller en Guadeloupe ?

Pour un citoyen français, une carte nationale d'identité valide suffit, puisque la Guadeloupe est un département et une région d'outre-mer français. Les enfants ont besoin de leur propre pièce d'identité ; certaines compagnies aériennes demandent en plus une autorisation de sortie pour un mineur voyageant sans ses parents.

Quelles plages choisir avec de jeunes enfants ?

Les plages les plus sûres avec de jeunes enfants sont celles du sud de Grande-Terre protégées par le récif, comme Bois Jolan ou la Caravelle, et sur la côte sous le vent les anses abritées comme Grande Anse par temps calme ou Malendure. Les plages de la côte atlantique et celles du nord de Basse-Terre en hiver peuvent connaître des courants forts.

Comment se protéger des moustiques en Guadeloupe ?

La dengue circule en Guadeloupe selon des épidémies saisonnières suivies par l'agence régionale de santé : répulsif adapté aux enfants, vêtements longs le soir, moustiquaire et ventilateur la nuit sont les gestes de base. Les moustiques sont plus nombreux pendant l'hivernage et près des zones humides.

Les trajets en voiture sont-ils longs avec des enfants ?

Les distances sont courtes, mais les routes sinueuses de Basse-Terre et les bouchons autour de Pointe-à-Pitre allongent les trajets. Deux bases et une heure de route au plus par jour rendent le séjour plus calme pour les enfants comme pour les parents.

Quel budget pour une semaine en Guadeloupe ?

Le budget d'une semaine en Guadeloupe dépend surtout de trois postes : le vol, l'hébergement et la voiture de location. La nourriture et les activités pèsent moins, sauf à multiplier les sorties en bateau et les restaurants. Le prix du vol varie fortement selon la période : les vacances scolaires de février, de Pâques, de juillet-août et de Noël font monter les tarifs, tandis que mai, juin, septembre et novembre restent plus abordables. Réserver le vol plusieurs mois à l'avance et comparer les compagnies desservant Pointe-à-Pitre depuis Paris fait souvent la plus grande différence.

Les courses coûtent plus cher qu'en métropole, en particulier les produits importés. Le marché local, les fruits de saison, le poisson acheté au retour des pêcheurs et les plats à emporter des snacks de plage font baisser la note. Pour un chiffrage poste par poste, la page sur le coût réel d'une semaine à deux détaille ce qui fait varier chaque dépense.

PosteCe qui fait varier le prixNiveau relatif
VolVacances scolaires, délai de réservation, bagage en souteLe plus élevé
HébergementSaison, vue sur la mer, piscine, nombre de nuitsÉlevé
Voiture de locationCatégorie, durée, période, assuranceIntermédiaire
RepasRestaurant ou cuisine maison, produits importés ou locauxModéré à intermédiaire
ExcursionsBateau privé ou collectif, plongée encadrée, nombre d'îlesModéré

Quand partir : le carême, l'hivernage et les mois de transition

La meilleure période pour partir en Guadeloupe est le carême, la saison sèche qui va de décembre à mai : alizés réguliers, ciel plus dégagé et mer souvent calme sur la côte sous le vent. Janvier, février et mars sont les mois les plus demandés, avec les prix les plus hauts. L'hivernage, de juin à novembre, apporte plus de chaleur humide et d'averses, souvent courtes et violentes ; la saison cyclonique officielle court du 1er juin au 30 novembre, avec un pic de risque d'août à octobre.

Partir pendant l'hivernage n'a rien d'absurde : l'eau de la mer est plus chaude, les plages sont plus calmes et les tarifs plus bas. Il faut seulement suivre les bulletins de Météo-France Antilles-Guyane, garder de la souplesse dans le programme et choisir une assurance voyage qui couvre les annulations liées aux cyclones. Mai, juin et novembre sont des mois de transition souvent agréables.

Les sargasses, algues brunes qui s'échouent sur certaines plages, sont l'autre donnée de saison. Leurs arrivées sont plus fréquentes du printemps à l'automne et touchent surtout la côte atlantique et le sud-est de Grande-Terre ; la côte sous le vent de Basse-Terre est moins exposée. Les bulletins de suivi publiés par la préfecture et Météo-France indiquent chaque semaine les secteurs touchés.

Se déplacer : voiture de location, road trip ou bus

Un road trip en Guadeloupe se fait presque toujours en voiture de location : le réseau de bus existe entre les bourgs, mais ses horaires ne conviennent pas à une journée de plage ou de randonnée. Louer dès l'aéroport, réserver plusieurs semaines à l'avance en haute saison et choisir un modèle assez puissant pour les côtes de Basse-Terre sont les trois conseils qui reviennent dans tous les retours de voyageurs.

La conduite demande un peu d'attention : routes étroites et en lacets sur la côte sous le vent, chiens et poules sur la chaussée, fortes pluies qui ravinent les bas-côtés, bouchons matin et soir autour de Pointe-à-Pitre. Le scooter convient à Marie-Galante, aux Saintes ou à La Désirade, pas aux grands trajets. Rester sans voiture n'est envisageable que dans un bourg bien équipé, avec plage et commerces à pied.

Manger créole : marchés, restaurants et dégustation

La cuisine créole de Guadeloupe mêle influences africaines, indiennes, européennes et caribéennes : accras de morue, boudin créole, colombo de poulet ou de cabri, court-bouillon de poisson, ouassous, bokits vendus dans les camions du bord de route. Le ti-punch au rhum agricole accompagne l'apéritif, et les sorbets coco tournés à la main se vendent sur les plages.

Les marchés sont le meilleur endroit pour découvrir les produits : marché Saint-Antoine et marché aux épices à Pointe-à-Pitre, marchés du samedi dans les bourgs, étals de fruits au bord des routes de Basse-Terre. Les restaurants de plage servent souvent le poisson du jour grillé ; les meilleures adresses changent vite et se demandent sur place aux habitants. Une dégustation dans une distillerie, à Marie-Galante ou en Basse-Terre, complète la découverte, avec modération.

Les points de vue à photographier, du lever au coucher du soleil

Les plus beaux points de vue de Guadeloupe se trouvent souvent à la fin d'une route ou d'un sentier, et la lumière décide de la photo plus que l'endroit. Le matin, la direction de l'est s'impose : la croix de la pointe des Châteaux, la côte de Saint-François et La Désirade à l'horizon reçoivent la première lumière. En fin d'après-midi, c'est la côte sous le vent qui prend le relais, avec le soleil qui plonge derrière la mer face à Deshaies, Pointe-Noire ou Bouillante.

En montagne, le belvédère de la route de la Traversée et les abords de la Soufrière offrent des vues sur la forêt et, par temps clair, sur Les Saintes. Le bourg de Terre-de-Haut, vu depuis le fort Napoléon, est l'un des panoramas les plus partagés sur le web. La pointe de la Grande Vigie, au nord de Grande-Terre, laisse voir Antigua et Montserrat les jours de grande visibilité. Avec un peu de chance, les tortues de Malendure et les pélicans de la baie de Deshaies posent aussi pour les photographes patients.

Quelques précautions s'imposent : ne pas utiliser de drone dans le cœur du parc national ni près de l'aéroport sans autorisation, respecter la tranquillité des habitants dans les bourgs, rester sur les sentiers balisés au bord des falaises. L'air marin et le sable abîment le matériel : un sac étanche et un chiffon sec font partie de l'équipement utile, au même titre que l'eau et la crème solaire.

Préparer le vol, le départ et l'arrivée sur l'île

Préparer le départ pour la Guadeloupe commence par le vol : plusieurs compagnies relient Paris à Pointe-à-Pitre en direct, d'autres partent de grandes villes de province, avec ou sans escale. L'aéroport Pôle Caraïbes, aux Abymes, se trouve au centre de l'archipel, à la jonction des deux îles. Le passeport n'est pas nécessaire pour un ressortissant européen, et l'euro est la monnaie locale.

Le sac idéal reste léger : vêtements amples, maillots, chaussures de randonnée, sandales pour le sable noir, coupe-vent pour la Soufrière, crème solaire respectueuse des récifs, répulsif et masque de plongée. Une pharmacie de base et une copie des papiers dans un mail envoyé à soi-même rendent service. À l'arrivée, compter le temps de récupérer la voiture et de rejoindre le logement, souvent plus d'une heure vers le nord de Basse-Terre en fin de journée.

Un dernier conseil vaut pour tout le voyage : garder une marge le jour du retour. Les embouteillages de fin d'après-midi autour de Pointe-à-Pitre, la restitution de la voiture de location et l'enregistrement des bagages prennent plus de temps qu'on ne l'imagine. Un dernier bain le matin, un déjeuner tranquille, puis la route vers l'aéroport en début d'après-midi : c'est la meilleure façon de garder un bon souvenir jusqu'au bout et de quitter l'archipel avec l'envie d'y revenir.

▲